Ces revues prédatrices qui détruisent la science
Curieux Thomas Allard
15 octobre 2025
Curieux Thomas Allard
15 octobre 2025
Comment un tel canular a-t-il pu se retrouver publié dans une revue en apparence fiable, nommée Scientific journal of research and reviews? Il s’agit en réalité d’une revue dite « prédatrice », une publication qui prend l’allure d’une maison d’édition scientifique sans pour autant en être une. « Ces publications imitent souvent les noms des revues légitimes », observe Vincent Larivière, chercheur au sein de l’École de bibliothéconomie et des sciences de l’information de l’Université de Montréal.
Les revues sérieuses comme Nature font appel à des comités composés de scientifiques experts du domaine pour relire avec attention chaque article qui leur est proposé. Ce n’est pas le cas des revues prédatrices. Ces dernières demandent seulement aux auteurs de payer une somme d’argent, allant de quelques centaines à plusieurs milliers de dollars, pour voir leur publication être mise en ligne très rapidement, parfois en quelques jours seulement. Résultat : « on peut y publier tout et n’importe quoi », déplore Vincent Larivière.
Ce contenu a été mis à jour le 31 octubre 2025 à 13 h 45 min.